ESTHER
HESS
Esther Hess
de nationalité suisse, née en 1919
S’installe à Paris en 1954
Vit et travaille à Clamart (Région parisienne)
     
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Pour Esther Hess, il n’y a pas
d’opposition entre l’amour
des formes modernes et l’intérêt pour
les formes permanentes qui parcourent
l’univers. Elle invente des
formes simples, évidentes,
des formes géométriques souvent,
pour rendre manifeste les énergies
sans âge.
Constamment, Esther Hess joue
avec les contraires, les forces opposées,
les aspects différents.
Dans ses œuvres, le brut et le lisse,
le lourd et le léger, le stable
et l’instable, le fixe et le mobile,
le brillant et le mat, le géométrique
et l’anarchique, l’ordre et
le chaos, le simple et le complexe,
la symétrie et le dissymétrique,
le solide et le fluide,
l’ombre et la lumière, l’opaque et le
transparent coexistent et semblent
parfois échanger leurs propriétés.
« Mes projets de vents (a-t-elle écrit)
sont une dématérialisation
de mes reliefs compacts, de mes
sculptures en bloc ». En même temps, ces
« projets de vents » (et l’on admirera
l’expression) constituent une
matérialisation, une mise
en évidence des forces invisibles,
des parcours d’une énergie. » Le vent
(dit-elle alors) devient forme.
Il se manifeste dans des
tissus le plus souvent rectangulaire
qu’il modifie, puis laisse revenir
à leur situation première.
Alors les sculptures sont des
capteurs de vent, des pièges à air,
des instruments à montrer le
vent et à le « gober » en quelque sorte.
De telles oeuvres tendent
à nous rendre sensible des tensions,
les luttes, les équilibres des
forces naturelles. Elles cherchent
à nous faire voir les énergies secrètes
du monde, du rège minéral et végétal,
plus importantes pour notre
vie que bien des évènements spectaculaires.
Avec sobriété, elles mettent en
évidence une partie
de l’épopée de notre planète,
un fragment de la saga de la Terre.

Gilbert Lascault